Planète 51

Planète 51
Sur la planète 51, qui ressemble étrangement aux États-Unis du début des années soixante, - des États-Unis dont on aurait arrondi les angles - ça roule... Les habitants vivent paisiblement et ont de saines occupations, passant leur temps entre barbecues familiaux, sorties entre amis, bowling, feuilletons TV familiaux où l'on parle de l'invasion possible de la Planète 51 par un monstre hideux venu de l'espace, un alien sans scrupule appelé « humain ».

Pas très loin de là, au même moment, un fier astronaute américain s'approche de l'atmosphère de Planète 51 où il s'apprête à planter le drapeau de son pays. Et voilà que dès qu'il foule le sol de ce lieu inconnu, c'est le monde à l'envers. Il est effrayé de se trouver face à de petits hommes verts, au demeurant assez inoffensifs, tandis qu'eux-mêmes sont tétanisés de peur devant la matérialisation de leur grande peur d'un danger extra-Planète 51 imminent. Cette fois ça y est, l'alien terrien à bien foulé leur sol.

Comme ils le craignaient, il est hideux, grand, même pas verts, avec des poils sur la tête, bref, une véritable horreur. Cependant, un adolescent qui n'a pas froid aux yeux et sait aller au-delà des préjugés, manifeste une réelle curiosité pour cet étrange inconnu venu de l'espace et il entreprend de l'aider dans ce monde préparé à redouter les pouvoirs terrifiants de l'envahisseur humain. Chuck, l'astronaute un peu trop sûr de lui arrivera-t-il avec la complicité de Lem à regagner son vaisseau et sa station orbitale ? Suspens !

Réalisé et dirigé par Jorge Blanco, ce film d'animation de qualité est bien sûr irrésistiblement drôle.

Et pourtant, le procédé est fort simple, mais il fonctionne à merveille : on inverse tout simplement les rôles. L'affreux alien venu de l'espace, c'est l'homme, le brave citoyen d'une paisible planète c'est le petit homme vert. Petite réflexion sur le relativisme culturel à la portée des enfants dès l'âge de 6 ans, à ne pas manquer, et à voir en famille...

Genre : Animation
Durée : 1h 30min