Les comptes à terme

Le compte à terme, qui offre une rémunération garantie, fixée à l'avance et aucun risque en capital, a pour lui l'avantage de la sécurité. Mais les revenus produits sont soumis à l'impôt, et il vous contraint à immobiliser votre épargne pour une période définie. Intéressant à court terme si vous avez fait le plein des livrets réglementés, il peut devenir trop contraignant sur de longues périodes.

Actuellement, la remontée des taux à court terme pour juguler les risques d'inflation redonne de l'attrait à ce placement qui a des taux en progression.

Le compte à terme : fonctionnement

Par contrat, vous confiez à une banque une somme d'argent que vous choisissez librement. Toutefois, chaque établissement peut fixer un montant minimal pour chaque dépôt (1500 à 7000 euros selon les banques). Votre contrat précise la date à laquelle le compte à terme se termine (durée de 1 mois à 5 ans). Passé ce délai, vous récupérerez votre capital et les intérêts qu'il aura rapportés. Cependant, sur certains comptes à terme ouverts pour de longues périodes, vous pouvez recevoir les intérêts régulièrement (tous les mois ou tous les trimestres par exemple).

Vous pouvez ouvrir autant de comptes a terme que vous voulez.

Combien rapporte un compte à terme

Le taux qui vous est offert est fixé par la banque, en fonction des taux d'intérêt sur le marché monétaire le jour de l'ouverture du compte. Il dépend aussi de la durée du placement et du montant que vous déposez. Actuellement, les taux des comptes à terme oscillent entre 2 et 4%.

Certaines banques ont mis en place des comptes à terme plus souples : vous avez, à certaines dates précises, la possibilité soit de récupérer votre argent, soit de prolonger le compte à terme. Si vous choisissez cette seconde solution, la banque vous offre un taux d'intérêt un peu plus élevé pour la 2e période, puis pour la 3e etc. ce sont des comptes à terme à taux progressif.

En période de forte baisse des taux d'intérêt, les comptes à terme sont plus avantageux que les OPVCM monétaires. En effet, ces derniers répercutent la baisse de la rémunération alors qu'un compte à terme en cours conserve le taux élevé auquel il a été souscrit jusqu'à son échéance. A l'inverse, quand les taux remontent, les OPVCM monétaires profitent rapidement de cette hausse alors que la rémunération des comptes à terme en cours n'est pas réévaluée.

Si vous retirez votre argent avant la fin du compte à terme, la banque prélève des pénalités qui viendront diminuer les intérêts versés.

Imposition du compte à terme

Les intérêts des comptes à terme peuvent soit être déclarés avec vos autres revenus (ils sont alors imposés à votre taux marginal d'imposition ainsi qu'à la CSG, à la CRDS et au prélèvement social, soit en tout 11%) soit être soumis au prélèvement forfaitaire libératoire au taux de 27%. La seconde solution est préférable si votre taux marginal d'imposition, majoré des prélèvements sociaux, est supérieur au taux du prélèvement forfaitaire.

La fiscalité de ce placement n'est pas très attractive. Lorsque les rémunérations proposées par les banques sont faibles, il est préférable de placer vos économies sur un Livret A ou un Livret Bleu, dont les intérêts, eux, ne sont pas imposés.