À la suite du vol de son vélo, un homme d'une quarantaine d'années, prototype du cadre ultra actif, prend de plus en plus de plaisir à se promener dans des quartiers anciens et le dédale des ruelles où il aime se perdre. Désormais, après le travail ou après une soirée passée avec un ami, il flâne et voit parfois resurgir de sa mémoire des images de son enfance et se surprend à ressentir des émotions oubliées.
Ce qu'il retrouve ainsi de lui-même le fait changer, il devient plus à l'écoute de lui-même et de la nostalgie que chacun porte en lui vis à vis de son histoire personnelle et de l’authenticité de soi dans la solitude, même en plein centre d'une grande ville.
Encore une fois, avec Le Promeneur, Jirô Taniguchi nous invite à l'introspection dans une société ultra rapide et ayant perdu le sens de son histoire. Naturellement, on devine en ce promeneur le double de Taniguchi, méditant doublement sur le devenir du monde qui l’entoure -le Japon contemporain- et sur sa propre destinée.
Mais le marcheur solitaire est également une figure philosophique que le Japon partage avec l’occident, celle de l‘homme qui l’espace d’un moment volé aux contraintes de sa vie se retrouve dans la pureté de ce qu’il est vraiment.
Un beau livre très émouvant et nostalgique qui peut être abordé par de jeunes adolescents, à partir de 14 ans.
Pages: 83, Comic, Casterman