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Vacances famillePour ou contre la flûte à bec ? Ce sera sans doute, encore une fois, l’une des grandes questions de la rentrée en matière d’éducation. Tandis que les « antiflûtes » vont invoquer le manque d’attrait de l’instrument, son timbre réputé à tort criard, ses risques de « canard » fréquents (eux bien réels), son aspect anodin, son look vieillot, d’autres rappelleront que c’est avant tout un instrument de musique vieux de près de cinq cents ans dont il s’agit. Un des seuls par ailleurs qu’on puisse se procurer pour une somme aussi faible.
Comme tous les instruments de musique acoustiques, il implique un certain niveau d’investissement personnel de la part de celui qui entreprend de le connaître. Ainsi, en travaillant régulièrement, même un peu, on progresse, on maîtrise son souffle et en fin de compte le timbre de l’instrument. Comme dans d’autres activités, c’est une question de patience, d’opiniâtreté, et de volonté.
Le débat ne doit pas porter sur le seul fait scolaire, car la musique et l’enjeu de la pratique musicale collective sont plus importants qu’une réformette de plus. Le mieux, afin de ne pas se faire complice (disons-le franchement) d’une certaine paresse en vogue et qui est à l’origine de cette polémique, sera d’acquérir pour son enfant un instrument juste et esthétiquement beau, en profitant du fait qu’il est bon marché pour aller regarder du côté des modèles milieu et haut de gamme.
Ainsi, en ce qui concerne les flûtes à bec de registre soprano, s’il est possible de se procurer un modèle « scolaire » pour moins de 15 €, il faut savoir qu’il existe un milieu de gamme aux alentours de 70 €, plus fiable et plus beau. Au-delà, on trouve des modèles de flûtes ténors ou basses qui dépassent plusieurs centaines d’euros, à réserver aux jeunes qui se seront découverts une passion pour ces instruments au son doux, rond et boisé.


















